On refait le film !

On refait le film avec une mauvaise foi pas possible ! Le septième art dans toute sa diversité. Critiques, jeux, analyses en images, débats, échanges d'idées. Du cinéma pour le plaisir et la réflexion...

mercredi 19 mars 2008

FEUX ROUGES de Cedric Kahn (2003)

Avec Jean-Pierre Darroussin, Carole Bouquet, Vincent Deniard, Charline Paul, Jean-Pierre Gos,

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Ce 19 mars sur cinécinéma Premier à 22h20

Synopsisfeux_rouges

Lors d'un week-end estival, Hélène et Antoine partent, en voiture, chercher leurs enfants placés en colonie de vacances dans le sud-ouest de la France. Ce périple tourne vite au drame lorsqu'Antoine décide de faire étape dans des bars le long de la route...

On r'fait le film


Cedric Kahn (Roberto Succo) adapte Simenon avec simplicité et efficacité. Il y a du Hitchcock et du road movie dans ce film. On pense à « Lost Highway » de David Lynch même si artistiquement on se situe à des milliards de kilomètres et à la différence également qu'ici on se situe dans un récit complètement linéaire et beaucoup plus simple de compréhension. Pas la même puissance qu'Alfred Hitchcok non plus mais une manière de filmer et de construire le récit en forme de suspense qui y ressemble étrangement. Un récit comme un petit puzzle avec peu d'éléments et de personnages où chaque pièce arrive au compte goutte, de manière coulée et dense à la fois. Darroussin, une fois de plus impeccable, avec son jeu finement naturel qui donne beaucoup de crédibilité à son personnage. Un bémol cependant avec le choix de Carole bouquet que l'on n'aurait pas dû associer à Darroussin en couple. Mais comme on ne la voit pas beaucoup, ça passe encore. Elle, à part quand elle joue les bourgeoises et dans les films de Bertrand Blier, je la trouve très mauvaise. Mais à part ce petit problème, un film vraiment très agréable à regarder qui tient vraiment en haleine jusqu'à la dernière séquence.

Cedric Kahn : « J'ai lu le livre sur la suggestion de mon agent, Dominique Besnehard. Puis tout est allé très vite. J'ai eu immédiatement envie de le faire : l'omniprésence de la route, la quête du personnage principal, le fait de suivre un homme qui semble aller droit dans le mur mais qui au fond cherche à se reconstruire, à se réconcilier avec son entourage et avec lui-même, tout m'attirait. »

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dimanche 2 mars 2008

BARRY LYNDON de Stanley Kubrick (1975)

Avec Ryan O'Neal, Marisa Berenson, Patrick Magee, Hardy Krüger, Steven Berkoff, Gay Hamilton, Marie Kean, Diana Körner, Murray Melvin, Frank Middlemass, André Morell, Arthur O'Sullivan, Godfrey Quigley, Leonard Rossiter, Philip Stone,

barry

L'ascension et la chute d'un brave garçon qui, pour faire son chemin dans l'univers corrompu du XVIIIème siècle anglais, va devenir une redoutable crapule.

barry_lyndonOn r'fait le film

Un chef-d'oeuvre de narration, de photographie, de musique. Kubrick observe froidement l'Histoire de l'homme et de l'Humanité. Ses films précédents travaillaient dans la même optique mais dans des projections sur la ligne du temps différentes : « 2001 », le futur, « Orange mécanique », le présent et celui-ci « le passé ». Bien sûr, dans ce film comme dans presque tous les autres de ce réalisateur, un regard triste sur la guerre et sur l'incapacité de l'homme à s'entendre. « Barry Lyndon » nous offre une trajectoire d'homme qui se durcit au fil du temps jusqu'à en devenir presque inhumaine. Kubrick ne fait jamais de concession à l'émotion et son observation au scalpel fait mal... très mal si ce n'était cette capacité extraordinaire du réalisateur à pouvoir prendre du recul. Par exemple, cette voix off qui explique les événements avant même que le spectateur ne les perçoit sur le grand écran, est une manière de tuer l'émotion dans l'oeuf. D'ailleurs, ce manque d'émotion constitue souvent le reproche fait par ceux qui ne sont pas touchés par les films de Kubrick. Pour lui, l'émotion se trouve ailleurs, dans l'art de narrer et de montrer. Par exemple, du point de vue photographique, « Barry Lyndon » est certainement l'un des plus beaux et des plus aboutis de l'histoire du septième art. La musique, également, véritable chef-d'oeuvre sonore qui colle parfaitement aux sublimes images. Trois heures de bonheur pur et intense dans un mélange magique et étrange de froideur et d'émotion.

logoanime34_1_14Ce 2 mars sur la Deux belge à 20h45

Synopsis

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vendredi 15 février 2008

ZELIG de Woody Allen (1983)

Synopsis

Leonard Zelig relève, dans ces années trente, d'un cas peu ordinaire. Obèse, boxeur ou écrivain, il prend l'apparence de tous ceux qu'il côtoie. Eudora, en psychanalysant Leonard, découvre que celui-ci souffre d'un cruel besoin d'amour.

On r'fait le film

Vraisemblablement un des plus grands films de Woody Allen. On y retrouve tous les ingrédients propres aux obsessions du metteur en scène : psychanalyse, univers paranoïaque juif, amours compliqués. Le tout se mixe dans un contexte historique où Allen mélange génialement le vrai et le faux pour faire croire à un documentaire. Le savoir-faire technique est surprenant parce que l'on se prend complètement au jeu. Chaque thème propre à Allen est porté ici à son paroxysme. D'abord, la psychanalyse, traitée avec humour et distance. Par l'intermédiaire de son homme caméléon, Léonard Zelig, Allen aborde les thèmes de la différence et du conformisme. Par cet aspect, le film rejoint complètement « Orange Mécanique » ou « Trainspotting » puisque c’est dans la norme que le personnage principal connaîtra ses plus grands ennuis. Allen réussit également à approcher de très près l'univers Kafkaïen dans la perte d'identité de son « caméléon-métamorphose ». Deuxième thème, l'univers juif, paranoïaque au point de faire se rejoindre historiquement Zelig et Hitler, le tout dans un humour délirant, évidemment. Enfin, le thème des amours difficiles, trouve ici un traitement clairement optimiste. Zelig ne signifie-t-il pas bienheureux en Yiddish ?

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lundi 28 janvier 2008

FREAKS - LA MONSTRUEUSE PARADE de TOD BROWNING (1932)

Synopsisanimation_freaks

Dans le cirque Tetrallini, Hans le lilliputien tombe amoureux de Cléo, la belle trapéziste. Cléo s'amuse de la situation et des tourments de la minuscule écuyère Frieda, la fiancée d'Hans. L'acrobate qui a pris pour amant Hercule, l'homme fort, découvre que son admirateur est l'héritier d'une grosse fortune. Elle décide donc d'épouser le nain puis de s'en débarrasser. L'enjôleuse et son complice décident alors de tuer Hans en l'empoisonnant quotidiennement, à petites doses. Au cours du banquet de mariage, Cléo ivre, provoque et insulte les invités. Ayant la preuve du complot, les "monstres" décident de venger Hans et Frieda...

On r'fait le film

Un film, issu du fond des âges cinématographiques, du début du parlant, qu’il faut aborder dans son contexte historique.  A l’époque du film, en 1932, la plupart était dans l’ignorance et la peur de cet autre différent engendrait toutes sortes d’amalgames.  A cet égard, « Freaks » est un remarquable témoin historique sur l’intolérance qui régnait à l’époque.  Aujourd’hui, le regard sur les monstruosités vivantes a beaucoup changé mais à l’époque, tout ce qui était hors norme était considéré comme un mauvais présage ou un signe diabolique.  La médecine, depuis ce temps, a également fait son œuvre et a permis de réduire considérablement la naissance de « Freaks » (monstres) tels que ceux de Tod Browning. 

Tod Browning connaît bien le milieu qu’il décrit car il a travaillé dans un cirque entre 16 et 30 ans.  Ayant donc complètement intégré cette culture spécifique, il y a certainement de l’authenticité dans sa démarche artistique.

Néanmoins, malgré le côté « témoin d’une époque », le film n’échappe pas à un questionnement quant à ses intentions.  La course à l’audience était déjà de mise, tout comme une forte propension à vouloir montrer ce qui n’avait jamais encore été montré à l’écran.  Or à l’image, Tod Browning nous propose une réalité presque documentaire. Nous nous retrouvons dans les coulisses de la vie d’un cirque, dévoilant non pas des acteurs, mais de véritables « freaks » appartenant au cirque Barnum.  On se retrouve face à une galerie de monstres.  Le scénario est tellement rudimentaire que c’est à se demander s’il n’est pas un prétexte à cet exhibitionnisme.  Le risque de dérapage vers un voyeurisme malsain est évident.

A côté de cette éventualité de voyeurisme dans les intentions, existe également une propension au simplisme, au manichéisme, opposant les « Freaks » non responsables de leur difformité au commun des mortels « normaux », responsables de leur monstruosité morale.  Sous couvert d’humanité, le scénario, finalement, oppose deux catégories d’humains bien distincts au sein d’une narration réductrice et dangereuse.  Le scénario va même jusqu’à proposer la vengeance d’une communauté sur l’autre, jusqu’à réduire la personne normale et sa « beauté », à une monstruosité.  Et encore, s’il n’y avait pas eu la censure à l’époque, le scénario proposait une fin bien plus monstrueuse que celle proposée dans le version que l’on peut voir aujourd’hui, avec Hans le nain, se ruant avec les autres monstres sur la belle Cléopâtre, la réduisant à l’état de poule monstrueuse. Le comparse de Cléopâtre, Hercule, a également été émasculé dans la version d’origine.

Il règne donc dans ce « Freaks » de Tod Browning comme une atmosphère de vengeance de la monstruosité sur la beauté, essayant de se donner bonne conscience, mais qui offre finalement le contraire du but proposé.  Mais quel était exactement le but de ce film ???

Avec : Wallace Ford, Leila Hyams, Olga Baclanova, Roscoe Ates, Henry Victor, Harry Earles, Daisy Earles, Rose Dione, Daisy Hilton, Violet Hilton, Schlitze, ...

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samedi 26 janvier 2008

MUNICH de Steven Spielberg (2005)

Synopsis

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Munich, 1972. Dans la nuit du 5 septembre, un commando de l'organisation palestinienne Septembre Noir s'introduit dans le Village Olympique, force l'entrée du pavillon israélien, abat deux de ses occupants et prend en otages les neuf autres. 21 heures plus tard, tous seront morts, et 900 millions de téléspectateurs auront découvert en direct le nouveau visage du terrorisme. Après avoir refusé tout compromis avec les preneurs d'otages, le gouvernement de Golda Meir monte une opération de représailles sans précédent, baptisée 'Colère de Dieu'. Avner, un jeune agent du Mossad, prend la tête d'une équipe de quatre hommes, chargée de traquer à travers le monde onze représentants de Septembre Noir désignés comme responsables de l'attentat de Munich... 

spielbergOn r’fait le film

Une réflexion sur la violence, un récit à message d’un simplisme à pleurer : « Faites la paix, pas la guerre », « La vengeance n’est pas un plat qui se mange froid ».   Merci pour ces renseignements d’une incroyable originalité, monsieur Spielberg.  Faut dire que le sujet choisi était bien puant, avec quasi l’impossibilité d’en substituer une véritable fiction.  Il est dit que le sujet s’inspire de faits réels, ce qui veut dire en réalité qu’on a droit à une improbable authenticité historique.  Soit on privilégie le côté historique, soit le côté fiction, mais ici l’option est hypocrite, nageant entre deux eaux, où l’on mélange l’envie de témoigner de l’histoire à une volonté de faire du spectacle. 

Quant aux sources de Spielberg, elles sont à prendre avec des pincettes.   Le film n’indique rien là-dessus.  Par essence, les actions du Mossad fonctionnent de manière souterraine, cachée.  Il aurait été honnête de la part de Spielberg d’indiquer d’où il tenait ses sources et de l’indiquer d’une manière ou d’une autre sur la pellicule.  Il faudra attendre des interviews, hors film, pour qu’on apprenne de Spielberg que ses sources proviennent d’un agent du Mossad.  Par ailleurs, aujourd’hui, d’autres agents du Mossad indiquent que les choses ne se sont pas passées comme ça.  Le pire, c’est qu’avec l’influence énorme de Spielberg, toute une jeunesse va croire que les choses se sont déroulées de la manière dont le film le montre alors même que l’authenticité du produit est hautement discutable.   Et ce n’est pas la première fois que le cinéma américain réécrit l’Histoire à sa façon !18464332

Du côté de la structure narrative et de la mise en scène, ça ne vole pas beaucoup plus haut, avec les quasi mêmes scènes qui se répètent à l’infini.  Plus prévisible que ça, tu meurs.  Du coup, l’ennui est omniprésent.  Certaines options de narration sont elles aussi plus que discutables, comme par exemple ce choix de montrer la prise d’otage par l’intermédiaire des « souvenirs » d’Avner/Eric Bana, qui n’est qu’une forme détournée de voyeurisme sur la violence.

Spielberg aura voulu jouer la partition de la métaphore universelle en réponse aux idées de vengeance américaine d’après 11 septembre, mais se noie en simplisme et en approximation historique.  Il aura voulu ménager la chèvre et le chou en jouant les intermédiaires neutres à l’excès pour finalement ne déboucher sur rien.  Le sujet complexe de « Munich » était cinématographiquement intraitable avant.  Il l’est d’autant plus après ce pseudo documentaire Blockbuster de fiction.   « Documentaire blockbuster de fiction », ça existe ça ? Ben oui, Spielberg, vient de l’inventer.

Avec : Eric Bana, Daniel Craig, Geoffrey Rush, Mathieu Kassovitz, Hanns Zischler, Ayelet Zorer, Lynn Cohen, Ciarán Hinds, Yvan Attal, Mathieu Amalric, ...

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vendredi 11 janvier 2008

Dernière croisade

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Délivrance

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samedi 29 décembre 2007

RESPIRO d'Emanuele Crialese (2002)

Avec Valeria Golino, Vincenzo Amato, Francesco Casisa, Veronica D'Agostino, Filippo Pucillo, Muzzi Loffredo, Elio Germano,

respiro

logoanime34_1_1Ce 2 février sur la deux belge à 20h45

Synopsis

Un jeune mère (Valéria Golino) a du mal à se faire aux conventions sociale de l'île sur laquelle elle vit...

Mon avis

A l'époque où l'émancipation de la femme bât son plein, il existe des endroits pas très lointains, où l'essentiel du combat reste à accomplir. Ici, dans le port de pêche de Lampedusa situé au large de la Sicile, les us et coutumes restent très machistes. Emanuele Crialese observe sans trop parler, suggère des visages où les regards en disent long. Un regard surtout... celui de Grazia, au bord de la crise de nerf et de l'asphyxie. La pensée, la parole, devenues interdites, font place aux hurlements de douleur. Puis, parce que rien n'y fait, à la mise en scène du suicide, comme ultime respiration. Une respiration comme un coup de pied dans la fourmilière de la tradition et de l'immobilisme. Mais la grandeur de ce film est de ne pas vomir son propos. Au contraire, la révolte est silencieuse, délicatement esquissée, poétiquement suggérée. Un combat de femme avec les armes de la féminité pour une fable moderne, qui transforme le réalisme lourd du quotidien en magie légère poétique. Le cinéma italien, comme l'héroïne de ce film, au bord de l'asphyxie, trouve ici une merveilleuse respiration, un magnifique rayon de soleil sous le ciel européen.

Sous la loupe et pour le plaisir - La guerre des sexes

Un jeune garçon chasse, comme tradionnellement dans les sociétés primitives

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Le fruit de la chasse, avec le bonheur d'avoir attrapé un mâle.

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Les jeunes mâles qui jouent aux rapports de force

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Le jeune mâle, prenant le dessus sur la jeune fille

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Ils sont plus jeunes que leur grand soeur, mais c'est elle qui doit capituler et sortir de table.

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Les jeunes fils qui ordonnent à leur mère de sortir de l'eau où elle nage à moitié nue

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Les femmes qui attendent passivement leurs maris revenant de la pêche

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Le père qui rabroue son fils parce que ce dernier a laissé sa mère nager à moitié nue.

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Il l'engueule.  Elle s'enferme sous un filet de pêche.

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vendredi 21 décembre 2007

Sous la loupe et pour le plaisir - Alien (Spoilers)

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par Sigourney Weaver

Troisième officier du Nostromo. Elle prend le commandement de l'équipage après la mort de Kane et Dallas, découvre que les humains devaient être sacrifiés pour ramener l'Alien. Elle est la seule survivante avec le chat Jones à quitter le Nostromo à bord de la navette.

pdvd_00314Capitaine A.J. Dallas

par Tom Skerritt (On a pu voir ce comédien dans "Les larmes du soleil", "Contact", "Singles", "Et au milieu coule une rivière", "La relève", "Potins de femmes", "Poltergeist III", "Top gun", "Dead zone", "M.A.S.H.").

Commandant du Nostromo, vaisseau marchand de la compagnie Weylang-Yutani. Il engage son équipe à explorer la planète déserte pour chercher l'origine du mystérieux signal. En cherchant à l'acculer dans un sas d'aération, il est la troisième victime de l'Alien.

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par Veronica Cartwright (On a pu voir cette comédiennne dans  "Dr Kinsey", "Les sorcières d'Eastwick", "L'étoffe des héros", "L'invasion des profanateurs", "En route vers le sud", "Les oiseaux", "La rumeur").

Spécialiste en cartographie spatiale. Explore avec Dallas et Kane le mystérieux vaisseau extra-terrestre. Tandis qu'elle rassemble du fréon avec Parker pour fuir dans la navette avec Ripley et Parker, elle est la cinquième et dernière victime de l'Alien.

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par Harry Dean Stanton (Faut-il présenter cet immense comédien ? Extraordinaire dans "Paris Texas" de Wenders et souvent chez David Lynch).

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par John Hurt (Comme Harry Dean Stanton, inutile de le présenter.  C'est lui, par exemple, qui endosse le costume de l'homme-éléphant pour David Lynch).

Deuxième officier du Nostromo. Explore le mystérieux vaisseau extra-terrestre avec Dallas et Lambert. Dans un champ d'oeufs, il est victime d'un parasite qui transperce son scaphandre, lui couvre le visage tout en le maintenant alimenté en oxygène. Lorsque celui-ci se détache, on le croit sauvé, mais son thorax explose sous la sortie de l'Alien embryonnaire pondu par le parasite.

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par Ian Holm

Il a remplacé l'officier scientifique habituel deux jours avant le départ. Il "oublie" la quarantaine lorsque Kane est ramené, le visage recouvert par le parasite. Admiratif de la perfection de l'Alien. Il s'avèrera être un androïde chargé de protéger l'Alien au détriment des humains.

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par Yaphett Kotto (On a pu voir ce comédien également dans "Midnight run", "La nuit des juges", "Brubaker", "Blue collar", "L'affaire Thomas Crown").

L'un des deux machinistes. Très soucieux d'obtenir une prime pour ce voyage. Lorsqu'il défend Ripley de Ash cherchant à l'étouffer, son coup d'extincteur révèle que Ash est un androïde. Tandis qu'il rassemble du fréon pour fuir dans la navette avec Ripley et Lambert, il est la quatrième victime de l'Alien.

L'un des deux machinistes, second de Parker. Alors qu'il cherche son chat Jones, il est le premier à succomber à l'Alien adulte, et donc la deuxième victime.

Posté par chrislynch à 15:51 - Monsieur Scott (Ridley) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

VEUVE MAIS PAS TROP de Jonathan Demme (1988)

Avec :

Matthew Modine, Michelle Pfeiffer, Dean Stockwell, Paul Lazar, Alec Baldwin, Captain Haggerty, Marlene Willoughby, Frank Acquilino, Charles Napier, Joan Cusack, Ellen Foley, O-Lan Jones, Mercedes Ruehl, Jason Allen, Diane Puccerella, Suzanne Puccerella, Anthony J. Nici, Oliver Platt, Frank Ferrara, Gary Goetzman, Nancy Travis, Trey Wilson, Chris Isaak,

Synopsis

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A la mort de son mari (Alec Baldwin), Angela (Michelle Pfeiffer) décide de couper les ponts avec la mafia. Mais le grand boss (Dean Stockwell) ne l'entend pas de cette oreille.

Mon avis

Le film que Jonatham Demme réalisa juste avant l’énoooooorme « Silence des agneaux ».  Une comédie sans prétention au sein de la mafia.  Quelques petites faiblesses de scénario ou de gags un peu trop gros ci et là, mais sinon un divertissement plus qu’honorable.  Un ton qui frôle le burlesque et qui réussit à garder cette image tout au long du film.  Les personnages sont très bien dessinés.  D’abord, Michèle Pfeiffer, en veuve déphasée, qui se révèle au grand public avec ce rôle, qui lui vaut d’ailleurs sa première nomination aux Golden Globe de la meilleure actrice.  Autour d’elle, un couple bien déjanté, peut-être le meilleur du spectacle avec Dean Stockwell et Mercedes Ruehl.  Ils réussissent le pari de rendre le cliché du couple mafioso tout à fait crédible.  Il faut absolument les voir dans une des meilleures séquences du film, à l’aéroport, et tout le cinéma qu’ils se font !!! Pour moi, deux comédiens sous-employés.  Il faut les revoir, lui, dans « Paris Texas » ou « Blue Velvet » ; elle, sublime dans « Fisher King ».  Très bonne idée, en tout cas, de les avoir réunis pour ce film.  Matthew Modine, par contre, pas tout à fait à la hauteur sauf dans une scène où il se fond avec des chanteurs de rue lors d’une filature.  D’ailleurs, toutes les séquences du point de vue policier sont beaucoup moins réussies que les séquences de mafieux, comme si les scénaristes s’étaient beaucoup plus délectés de travailler une catégorie de personnages plutôt qu’une autre.  Avec un meilleur équilibre, le film aurait pu atteindre des sommets.  N’empêche, un très bon divertissement qui fonctionne à du 100 à l’heure, avec assez de rebondissements et de drôlerie pour passer un agréable moment.

Galerie de personnages et distribution

pdvd_00511Angela de Marco

par Michelle Pfeiffer

Elle s’ennuie dans sa petite vie d’épouse de mafieux, étouffée par le luxe rococo et la bêtise des autres compagnes de brigands. Lorsque celui-ci trépasse, elle trouve enfin l’occasion de refaire sa vie.

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pdvd_0163Mike Downey

par Mathhew Modine

Il va filer Angela pour mieux mettre la main sur les affaires mafieuses de Tony "le tigre".

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pdvd_0106Tony "le tigre" Russo

par Dean Stockwell (On a pu voir ce comédien souvent chez Coppola : "L'idéaliste", "Tucker", "Jardins de pierre".  Mais aussi chez Lynch : "Blue velvet", "Dune".  Très belle prestation dans "Paris Texas" de Wenders)

Mafioso notoire, il va mettre tout mettre en oeuvre pour conquérir le coeur d'Angela.

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pdvd_0124Connie Russo

par Mercedes Ruehl (On a pu voir cette comédienne dans "Last action hero", "Fisher king", "Big")

Epouse très très jalouse de Tony Russo qui va harceler Angela.

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pdvd_00710Frank "le concombre" de Marco

par Alec Baldwin

Epoux d'Angela, il bosse pour Tony. Il va payer très cher sa trahison.

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pdvd_017Tommy

par Paul Lazar (On a pu voir ce comédien dans "Mickey les yeux bleus", "Lulu on the bridge", "Philadelphia", "le silence des agneaux", "Streamers")

Bras droit de Tony.

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pdvd_0181Ed Benitez

par Oliver Platt (On a pu voir ce comédien également dans "Pieces of april", "Benny & Joon", "Proposition indécente", "Beethoven", "Working girl",  "L'expérience interdite", "Le droit de tuer ?", "Bulworth")

Collègue de  Mike, il va pister et espionner Angela.

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pdvd_0134Rose

par Joan Cusack (On a pu voir cette comédienne dans "High fidelity", "Broadway 39è rue", "Arlington road", "Just married ou presque", "In & out", "Les valeurs de la famille Addams", "Working girl")

Une des copines de Connie Russo qui harcèle également Angela.

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pdvd_0114Karen Lutnick

par Nancy Travis (On a pu voir cette comédienne dans "Bogus", "Quand Harriet découpe Charlie", "La disparue", "Air America", "Affaires privées", "Chaplin")

La maîtresse de Tony Russo

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lundi 3 décembre 2007

MAX ET LES FERRAILLEURS de Claude Sautet (1970)

Synopsis animation_max

Max n'est pas un policier comme les autres ; solitaire et intransigeant, il ne vit qu'avec une seule idée en tête : ar rêter des malfaiteurs en flagrant délit. Il rencontre par hasard un ancien ami de régiment, Abel, qui se confie à lui sans savoir qu'il appartient à la police... Abel s'est acoquiné avec une bande de "ferrailleurs" de Nanterre. À défaut de grands truands, Max va s'efforcer de piéger ces amateurs dont il va téléguider les agissements...

Mon avis

Claude Sautet où l’art d’impliquer monsieur ou madame tout le monde dans des récits que l’on ne peut voir qu’au cinéma.  Ici, Sautet va entamer un cycle des prénoms qui fait référence au quidam représentant n’importe lequel d’entre nous.  Après « Max », il y aura César, Rosalie, Vincent, François, Nelly, dans une même optique de s’impliquer au plus près d’une réalité quotidienne et dans un grand souci d’une certaine authenticité.  Les films ne travaillant pas avec les prénoms lorgnent explicitement dans la même direction : « Les choses de la vie », « Une histoire simple », etc.

Après « Classe tout risque », Sautet revient à ses amours pour le film noir.  Il cherche à réaliser un drame à la fois violent et dérisoire, avec une part de romantisme.  Mais surtout, c’est la part d’ombre qui se cache derrière chaque être humain que Sautet cherche à révéler.  Comme souvent chez Sautet, il se cache plusieurs couches derrière la tram e principale.  Dans « Max et les ferrailleurs », le suspense policier n’est qu’un prétexte à l’étude psychologique des personnages et du milieu dont ils sont issus.  Des personnages à plusieurs facettes et nuancés : Max, représentant de la loi, connaît un trouble obsessionnel dangereux qui le fera déraper irrémédiablement.  Mais il n’en reste pas moins humain.  Lily, jouée par Romy Schneider est une prostituée victime du piège tendu par Max, et qui va à son tour piéger son petit ami.  Abel, joué par Bernard Fresson est un petit délinquant pas bien méchant, qui au pied du mur, poussé par Lily, va commettre l’irréparable.  Le commissaire interprété par Georges Wilson connaît le vice de Max, mais ne fait rien pour l’arrêter. Des personnages très nuancés, piégés par la pression de la vie, qui dérapent à un moment donné, comme cela pourrait arriver à n’importe lequel d’entre nous dans un moment de faiblesse.  Et au regard des films de Sautet, la faiblesse reste très humaine, et donc très crédible.

Le choix des comédiens est proche de la perfection.  Contre l’avis des producteurs qui demandait Delon ou Montand dans le rôle titre, il reprend Piccoli qui s’investit totalement dans l’entreprise et qui réussit avec Max une des plus belles prestations de sa carrière.  Et puis Romy Schneider, qui deviendra plus tard actrice fétiche du réalisateur, à qui Sautet n’ose pas offrir le rôle dans un premier temps, de peur de la froisser.  Une fois qu’elle accepte le rôle, elle s’inves tit à 100% en apprenant l’argot, le poker, et en observant longuement les prostituées de Paris.  Le résultat est stupéfiant de crédibilité, et le talent et la beauté aidant, parvient à toucher à la perfection.  Bingo pour Sautet, qui en reprenant son duo des « choses de la vie », parvient à étonner et à toucher juste.

Sautet, metteur en scène qui n’est pas reconnu à sa juste valeur selon moi.  Il vaut bien un Truffaut et ce film-ci en constitue une magnifique illustration.  « Max et les ferrailleurs », tout simplement dans le top de l’histoire du cinéma français.

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Avec : Michel Piccoli, Romy Schneider, Bernard Fresson, François Périer, Georges Wilson, Boby Lapointe, Michel Creton, Henri-Jacques Huet, Philippe Léotard, Robert Favart, Dominique Zardi,

Posté par chrislynch à 09:35 - Monsieur Sautet - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

LA FOLLE HISTOIRE DE L’ESPACE – SPACEBALLS de Mel Brooks (1987)

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Ayant dilapidé leurs ressources d'air pur, ils décident d'attaquer la planète Druida et de kidnapper la fille du roi Roland, Vespa, pour s'approprier l'atmosphère de la paisible planète. Mais la princesse Vespa promise au soporifique Prince Valium vient de s'enfuir avec sa nounou-robot Dot Matrix. Poursuivie par Lord Casque noir, un avorton au casque démesuré, elle est capturée sur l'ordre du président de la galaxie SpaceBalls, le très méchant Skroob. Roland offre alors une généreuse somme d'argent à Yop Solo et son fidèle Beurk pour secourir la princesse. Yop qui doit un million de spatio-dollars au gangster Pizza'ïolo accepte la mission, mais les forces du mal fonçant sur eux à la vitesse de la lumière, ils auront besoin de l'aide d'un lutin nommé Yogurt et du pouvoir mystique «Le Schtuss» pour ramener la paix dans toute la galaxie !

loolMon avis

Mel Brooks et ses parodies… Dans « Spaceballs », il va mettre une bonne partie de la science-fiction à sauce toute particulière, bien déjantée.  Au centre de la parodie, « Star Wars », mais qui n'est pas la seule cible car on retrouve également de brèves allusions à « La Planète des Singes » (la statue sur la plage), à « Alien » (John Hurt en personne qui nous rejoue le ventre qui explose !), à « Star Trek » (le téléporteur défectueux).  Hors sciences-fiction, il fera même une allusion à « Lawrence d’Arabie », comme si le désert de « Star Wars » lui avait fait penser au chef-d’œuvre de David Lean.  Pas inintéressant comme allusion…  Faudrait demander à Georges Lucas, s’il s’était fait influencé par les images de « Lawrence » pour concocter son propre désert du futur.  Plus que probable…