Avec Ryan O'Neal, Marisa Berenson, Patrick Magee, Hardy Krüger, Steven Berkoff, Gay Hamilton, Marie Kean, Diana Körner, Murray Melvin, Frank Middlemass, André Morell, Arthur O'Sullivan, Godfrey Quigley, Leonard Rossiter, Philip Stone,

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L'ascension et la chute d'un brave garçon qui, pour faire son chemin dans l'univers corrompu du XVIIIème siècle anglais, va devenir une redoutable crapule.

barry_lyndonOn r'fait le film

Un chef-d'oeuvre de narration, de photographie, de musique. Kubrick observe froidement l'Histoire de l'homme et de l'Humanité. Ses films précédents travaillaient dans la même optique mais dans des projections sur la ligne du temps différentes : « 2001 », le futur, « Orange mécanique », le présent et celui-ci « le passé ». Bien sûr, dans ce film comme dans presque tous les autres de ce réalisateur, un regard triste sur la guerre et sur l'incapacité de l'homme à s'entendre. « Barry Lyndon » nous offre une trajectoire d'homme qui se durcit au fil du temps jusqu'à en devenir presque inhumaine. Kubrick ne fait jamais de concession à l'émotion et son observation au scalpel fait mal... très mal si ce n'était cette capacité extraordinaire du réalisateur à pouvoir prendre du recul. Par exemple, cette voix off qui explique les événements avant même que le spectateur ne les perçoit sur le grand écran, est une manière de tuer l'émotion dans l'oeuf. D'ailleurs, ce manque d'émotion constitue souvent le reproche fait par ceux qui ne sont pas touchés par les films de Kubrick. Pour lui, l'émotion se trouve ailleurs, dans l'art de narrer et de montrer. Par exemple, du point de vue photographique, « Barry Lyndon » est certainement l'un des plus beaux et des plus aboutis de l'histoire du septième art. La musique, également, véritable chef-d'oeuvre sonore qui colle parfaitement aux sublimes images. Trois heures de bonheur pur et intense dans un mélange magique et étrange de froideur et d'émotion.

logoanime34_1_14Ce 2 mars sur la Deux belge à 20h45

Synopsis