On refait le film !

On refait le film avec une mauvaise foi pas possible ! Le septième art dans toute sa diversité. Critiques, jeux, analyses en images, débats, échanges d'idées. Du cinéma pour le plaisir et la réflexion...

vendredi 30 mars 2007

POLLOCK de Ed Harris (2000)

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Ce 30 mars à 20h45 sur TPS Home Cinema

Synopsisanimation_pollock

New-York, début des années 40. Jackson Pollock, peintre méconnu, vit chez son frère et sa belle-sœur. Peu sociable, il reste enfermé dans sa chambre atelier où il peint toute la journée. Il est remarqué par une autre artiste new-yorkaise, Lee Krasner, qui devient rapidement sa maîtresse, puis sa femme. Lee lui fera rencontrer Peggy Guggenheim, la célèbre collectionneuse, qui verra en Pollock un artiste génial et décidera de l’exposer...

On r'fait le film

Ce qui caractérise cette première réalisation du comédien Ed Harris, c’est la sobriété.  Près de dix ans que le comédien mûrissait ce projet sur les quinze dernières années de vie de Pollock.  On sent rapidement que le projet lui tient à cœur et qu’il porte une très grande estime à Jackson Pollock.  Mais ce peintre, père fondateur de la peinture abstraite américaine, ne possède pas une vie aussi trépidante qu’un Van Gogh, par exemple.  Il était donc difficile d’intéresser le public au cinéma en parlant d’autre chose que de son œuvre.  Ed Harris va justement trancher dans le vif en choisissant de mettre l’œuvre en évidence, reléguant la vie du peintre en second plan.  Il n’existe presque aucun plan où l’on ne voit pas une peinture ou l’artiste en train de travailler. 

Pour mettre en avant une partie de la vie de l’artiste peintre, Ed Harris reste discret en tant qu’acteur et en tant que metteur en scène. Il s’agit bel et bien d’un hommage d’un artiste à un autre, frôlant, parfois trop, le documentaire historique froid, même pas élogieux.  Un sobriété austère donc, mais qui ressemble finalement beaucoup au tempérament de Pollock, autiste et absorbé par son art.  Dans ce même souci de sobriété, Ed Harris réussit à éviter la dramatisation lourde devant les douleurs de l’artiste au travail ou en proie à l’alcoolisme.  Le plus souvent, la caméra observe sans bruit les  silences équivoques.   Une œuvre silencieuse et lente, admirative devant l’art.  Une mise en scène sans faille, propre, sans débordement.  Le jeu des acteurs va dans le même sens, très sobre et retenu, s’effaçant pudiquement devant la vie des personnages.  Un premier essai réussi, auquel il manque un brin d’ambition, d’audace et de folie.

Avec Ed Harris (Jackson Pollock), Marcia Gay Harden (Lee Krasner), Jennifer Connelly (Ruth Kligman), Burt Cort (Howard Putzel), Amy Madigan (Peggy Guggenheim), Jeffrey Tambor (Clement Greenberg), John Heard (Tony Smith), Val Kilmer (Willem Dekooning), Katherine Wallach (Barbara Kadish), Matthew Sussman (Reuben Kadish), Robert Knott (Sande Pollock), David Leary (Charles Pollock) 

Posté par chrislynch à 08:06 - Monsieur Harris - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Bof

Bah pour moi c'est exactement le même film qu'Aviator en un peu moins long (donc, en un peu moins chiant). Je m'ennuie un peu devant ce film.
Je ne lui jette pas la pierre parce que j'ai senti qu'on essayait quelque chose.
Mais quand même, le résultat est plutôt moyen...

Posté par Tarantinette, mercredi 24 août 2005 à 16:50

Ouba ouba

Je me souviens de l'ambiance de ce film, ce ne sontr que des bribes de souvenirs, mais, ils sont agréables.
Je me souviens de l'étrangeté de l'oeuvre par rappoort à son thème, une certaine lenteur, un recul évident, conduisant indéniablement à une athmosphère languinante, sobre, pudique.
C'est un film interessant de ce que je m'en souviens et l'envie de le revoir en est renforcée avec cet article pertinent.
Le manque de rythme du film, sans doute vient il de son attrait pour l'art, qui n'a besoin n,i d'explications, ni de bruits parasites...Silencieuse donc est l'oeuvre d'Harris, qui ne fait pas que des brioches....hi hi hi, (pas super ma blague lol)

acte.sky
actee.canal

Posté par Michael, mercredi 24 août 2005 à 21:22

Pudique, certes.

Je n'arrivais pas à expliquer ce que j'aimais dans Pollock et ce que je n'aimais pas. Mais Chris et Michael, vous m'y aidez : oui, c'est un film pudique, sobre, une oeuvre silencieuse... et lente, parfois trop froide, trop admirative.

Posté par Elminster, mercredi 24 août 2005 à 22:18

je ne me souviens que d ebribes et ça m'avait plutot laissé indifférent.



http://jayjay34.skyblog.com

Posté par jayjay, jeudi 25 août 2005 à 17:57

et bien !

Je connais le peintre, je connais l'acteur, mais je ne connaissais pas ce film, et encore moins que c'étit une réalisation de Ed...
donc, je n'en dirais rien, ce qui n'est pas bien grave remarque, mais ça me dit.

Posté par jus de pomme, jeudi 25 août 2005 à 19:57

Comme Applejuice!

Je connais le peintre, l'acteur, mais je savais pas du tout que ce film existait! :-p

Posté par Stef, vendredi 26 août 2005 à 10:16

:-)

Tiens je l'ai vu avec ma classe de seconde art plastique , hed harris y est épatant mais il manque au film un je ne sais quoi de plus ...très cmpréhensible ce commentaire !
@+

Posté par reira, mardi 30 août 2005 à 21:03

Artiste inconnu

Bonjour, jaimerais savoir le nom du musicien que Pollock fait jouer dans son appartement, avec la famille attablée. Il accompagne la musique avec des ustensiles.

Posté par Jack, vendredi 20 avril 2007 à 19:56

bo film

Ambiance des années 40 américaines, follie d'un artiste, un homme qui n'est pas comme tous les autres ...
Pour ma part j'ai aimé ce film car j'adore les bibliographies qui aident un peu à mieux connaître ces artistes !
Merci.

Posté par baraca, samedi 16 février 2008 à 23:58

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